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Omar Bongo : “Si le non l’emporte, la guerre reprendra”
Posté le 03 février 2005 à 09:02:39 CET par GABONFLASH |
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Le chef de l'Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, était, hier, l'invité de la radio pro-gouvernementale française RFI. Sur la crise en Côte d'Ivoire, le président gabonais a affiché, de façon très claire, son opposition à l'option du référendum pour modifier l'article 35 de la Constitution. Il a même révélé que si les Ivoiriens refusent qu'Alassane Dramane Ouattara soit candidat à la présidentielle, la rébellion armée reprendra avec son cortège de morts innocents.
Radio France Internationale : Le recours au référendum pour modifier l'article 35 de la Constitution (NDLR : Constitution ivoirienne) sur les conditions d'éligibilité du président de la République est vraiment une option sage ?
Omar Bongo : Si le président a choisi la voie référendaire, c'est une voie. Est-ce que c'est la meilleure ? Mais la question que l'on se pose est la suivante : d'un côté, la Constitution dit qu'on ne peut pas faire un référendum dans un pays divisé ; de l'autre côté, on est d'accord pour faire un référendum. Alors comment ça peut se faire ? Je n'en sais rien. C'est au président Gbagbo qu'il faut demander sur quoi il a fait recette pour faire voter tout le monde. Si on vote et que c'est le non qui l'emporte, évidemment, on reviendra à la case départ. Est-ce que tous les partis seront contents ? Et comme toujours en Afrique, quand on n’est pas d’accord avec les résultats, c'est que le pouvoir a triché. Si c'est le oui qui l'emporte, ceux du côté du pouvoir aussi diront quelque chose.
En tout état de cause, moi je crois qu'à Accra III, une solution médiane avait été trouvée, et on aurait dû l'exploiter.
RFI : Le Conseil de sécurité a reporté en février sa réunion sur la Côte d'Ivoire. Mais, d'ores et déjà, circule une liste de 95 noms, avec, entre autres, Mme Gbagbo et Guillaume Soro.
O.B. : Nous apprenons tout par les médias. Je ne peux pas vous dire exactement ce qui se passe ou m'engager dans telle ou telle voie. Ça c'est quelque chose que, vous journalistes, vous pouvez suivre et trouver !
RFI : Monsieur le Président, vous venez de recevoir Kofi Annan. Puisque le Secrétaire général des Nations unies vient de sortir de chez vous, je suppose que vous avez parlé de la Côte d'Ivoire…
O.B. : L'application de la résolution de l'ONU a été retardée par la médiation confiée au président Thabo Mbeki. Si Mbeki réussit dans sa médiation, c'est tant mieux. Mais s'il ne réussit pas, on voit ce qui va se passer. C'est l'ONU qui va appliquer sa résolution. J'étais président du conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Nous avons travaillé en étroite collaboration avec le conseil de sécurité des Nations unies. Tout le monde attend le résultat du référendum ; le sort qui sera fait à la modification de l'article 35. Si l'article sort modifié dans le sens voulu par certaines opinions nationales et internationales, c'est tant mieux ! Il n'y aura plus d'application de la résolution de l'ONU. Cette résolution, elle est tout simplement gelée pour que le président Thabo Mbeki donne le résultat final de sa médiation.
RFI : Deux sièges permanents au Conseil de sécurité, c'est que l'Afrique devrait obtenir de nouvelles réformes des Nations unies. Avant de parler des pays qui devraient ou pouvaient les occuper, êtes-vous favorable, vous, à la rotation par région ?
O.B. : Je crois que tout le monde s'achemine vers l'acceptation de la solution B. Les chefs d'Etat ont demandé aux ministres des Affaires étrangères de se réunir et de trouver les voies et moyens de concrétiser cela.
RFI : Mais vous, personnellement, vous serez favorable à quoi ?
O.B. : Moi, je serai favorable à la rotation. Parce que si on s'amuse à mettre tel ou tel pays membre permanent, ce pays sera soumis à des critiques directes ou voilées. On voudra en faire un cheval de bataille de l'Afrique. Moi, je crois que c'est une responsabilité que tous les pays africains doivent exercer. Si ce n'est pas rotatif, il va sans dire que les autres n'auront jamais l'occasion de présider ce Conseil.
RFI : Est-ce que la rotation n'affaiblirait pas le siège permanent ?
O.B. : La rotation, je crois que c'est fait pour les membres permanents du Conseil de sécurité n'ayant pas de droit de veto. On s'en accommoderait bien.
Source : © Propos recueillis sur RFI par César Ebrokié
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Re: Omar Bongo : “Si le non l’emporte, la guerre reprendra” (Score: 0) par Anonyme le 04 février 2005 à 15:52:19 CET | Je serais ravi que quelqu'un m'explique l'impact que pourrait avoir l'Afrique sur l'occupation d'une place au conseil de securité de l'ONU,que gagnerons nous en terme de developpement socio economique.
Pour tout dire,les dirigeants africains sont en train de distraire le peuple ou encore,ils se font distraire par les occidentaux,car remarquons que quand,les africains decident de se mettre en semble pour aborder des vrais poblemes qui passent par le developpement du continent,c'est à dire,reduire la pauvrété,mettre en plce des infrastructures,reduire l'analphabetisme,reduire la mortalité en mettant en place des institutions sanitaires fiables,.....,d'autres préoccupations non moins prioritaires viennent les detourner la pensée,et se mettent à se quereller pour un rien,voyez ou l'UA se trouve aujourd'hui,le NEPAD,et maintenant le fameux plan marshall pour l'Afrique...
Laissez tomber ces conneries,ce sont des distractions pour detourner nos consciences des vrais problemes de l'heure! |
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